La Région pilote différents types de dispositifs de formation : apprentissage, formation première différée, formations qualifiantes, actions de professionnalisation, etc. Des publics jeunes et adultes bénéficient de ces dispositifs à un moment de leur parcours éducatif et professionnel. Leurs parcours ont commencé avant, il se continuera après. Ces parcours sont faits de réussites et d’échecs, de virages, de ruptures, d’orientations successives, de choix, mais aussi de fortes contraintes.
Aujourd’hui, le chômage touche nombre de familles, l’emploi est trop souvent précaire, les métiers changent vite, les ressources sont limitées… Dans un tel contexte, il devient difficile pour chacun de conduire un parcours de formation débouchant sur un emploi stable et de qualité.
Trop souvent, la personne se heurte, en cours de parcours, à des impossibilités juridiques de prise encharge liées à son statut ou à son changement de statut : élève, apprenti, étudiant, boursier, stagiaire, salarié, agriculteur, travailleur indépendant, intermittent, saisonnier, mère au foyer, demandeur d’emploi, allocataire du RSA, etc…
Chacune de ses situations lui donne des droits particuliers à la formation, avec des moyens de prise en charge, plus ou moins assurés, mais ne relevant pas des mêmes dispositifs, ni des mêmes financeurs. Certaines personnes ne peuvent pas bénéficier de droits à des financements, garantissant un parcours de formation leur permettant un retour ou un maintien dans l’emploi, soit parce que leur changement de statut les met à l’intersection des compétences de plusieurs financeurs, soit parce qu’elles ne sont pas repérées par ces financeurs comme relevant de leurs compétences. C’est par exemple le cas du demandeur d’emploi dont les droits à indemnisations sont épuisés, ou du salarié licencié en situation de transition professionnelle et ne pouvant bénéficier d’un CIF et de la formation de longue durée qui serait nécessaire à sa réinsertion professionnelle.
Permettre et garantir des parcours qualifiants de formation suppose de prendre en compte des situations individuelles très hétérogènes, pour chercher à trouver une réponse adaptée en coordonnant l’intervention des différents financeurs : entreprises et OPCA, OPACIF, AGEFIPH, Pôle Emploi, Région, Etat, Conseils Généraux (RMI-RSA)… dans le respect des prérogatives de chacun. Les partenaires sociaux ont exprimé leur intérêt pour ce type de démarche. L’accord interprofessionnel de janvier 2009, créant Fonds National de Sécurisation des Parcours, reste centré sur le financement d’actions pour certains publics prioritaires.
Cela ne remplace pas la nécessité de développer sur le terrain, en région, des coopérations entre financeurs, qui permettent de garantir à certaines personnes la réalisation de parcours qualifiants réussis.